28.04.15

Quand vous allez au boulot tous les jours, vous êtes plutôt… blasé, motivé, sur les nerfs ?

S’il y a une chose dont je suis sûre, c’est que tout ce que vous pouvez aimer dans votre job ne supprimera jamais ces petits défauts quotidiens qui vous font soupirer parfois.

Par exemple, j’adore ce que je fais.
Ouais. Mais je vais faire la gueule parce que je dois passer quatre plombes à faire de la gestion. Ou parce que je dois côtoyer cette prétendue élite culturelle qui te prends de haut à l’occasion de divers évènements parce que tu connais pas les livres d’untel ou de machine.

C’est justement ce dont nous parle Kevin, le protagoniste de ce roman sorti chez POL il y a peu.

FullSizeRenderphoto floue salutkikout’escontent / La revanche de Kevin, I. Gran, P.O.L.

Kevin, lui, il travaille à la Radio. Il s’en fout, il a été pistonné, mais c’est un travail comme un autre, un endroit où se planquer, histoire de ne rien faire. Il a lu, beaucoup. Deleuze, et tous les grands. Il se sent cultivé – on ne parle pas d’humilité ici- avec sa mèche de hipster.
Somme toute, il est plutôt banal avec sa copine Charlotte. Mais surtout, il est en colère. Contre son patron, contre le monde entier. Bah ouais, quoi, pourquoi on l’a appelé Kevin, hein ? Kevin, c’est celtique, c’est profond mais tout le monde lui dit que c’est beauf. Tout le monde le prend pour un Kevin. Alors il veut se venger.

Pradelle est écrivain. Il a déjà été publié, mais il cherche plus haut, plus en vue.
La Grande Maison.
Et puis, un jour, au salon du livre, il tombe sur un lecteur de la maison d’édition. Alors il lui vend son dernier manuscrit, éperdument. Ils échangent des mails, il y croit, la machine est en marche. Sa femme le considère enfin comme quelqu’un qui compte.
Mais quelques mois après, plus rien. Silence radio. Alexandre Janus Smith s’est évaporé. Il est perdu.

Un roman qui, parfois, colle un rire un peu cynique aux personnes qui, comme moi, en ont marre de ceux qui se la joue puristes, élite. Le sourire ironique au fil des pages. On y déteste tous le monde et on adore les aimer quand même, paradoxalement, pour ce qu’ils (s)ont au fond.

Vous l’avez lu ?

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