21.08.15

Eh, il fait beau ! 
(en même temps, un 21 Août, je me voyais mal vous dire qu’il neigeait.)
(quoique tout arrive)(mais bon là, c’est chaud. Enfin justement non. Toussa.)

Comme tous les vendredi, j’ai la chance (wéwé) de finir ma semaine à midi. Et comme cette semaine c’est la rentrée littéraire (comment ça, vous êtes au courant?) j’ai filé directement à Toulouse plage (ça en jette, t’as vu? Ma vie est transcendante), j’ai pris ma bouteille d’eau et mes clopes et j’ai réservé mon après-midi à Christine Angot.

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Il est sorti jeudi, me semble-t-il, et titre Un amour impossible. Je suis plutôt réfractaire à tout ce qui inclus « amour » dans le titre, mais soit. Je n’ai jamais jeté un oeil à un livre de cette femme, alors un service de presse m’aura permis de me coucher moins ignorante.

Il s’agit donc de l’histoire de la mère de l’auteure, débutant dans les années d’après-guerre (la deuxième, pour être précise). Son enfance à Châteauroux, et sa rencontre avec Pierre. Un parisien objectivement banal mais elle lui trouve un charme particulier, qui lui fera l’aimer pendant des dizaines d’années. Seul hic : ils ne sont pas du même milieu social. De cette liaison peu convenable à cette époque naîtra Christine, qu’elle élève seule puisque Pierre reste à Paris et ne revient que peu. Une personnalité gaie qui se bat pour garder son bien-être et celui de sa fille, et n’y parvient pas forcément. Des déménagements, une relation majoritairement épistolaire.

Passion, trahison. Néanmoins, on ne tombe pas dans le pathos, le sujet est traité avec recul et objectivité (l’utilisation de la troisième personne y est pour beaucoup). On survole la vie de ces femmes avec une écriture intéressante, des constructions de phrases intéressantes. Je me demande si c’est fait exprès, mais un moment particulier du livre m’a fait m’arrêter de lire, relire un paragraphe en étant surprise de la tournure. Et j’ai compris à la fin que c’était ce moment du récit qui déterminait le début de quelque chose de terrible. Comme si elle avait voulu que l’on s’arrête intentionnellement, afin de se rappeler que quelque chose n’allait pas à cet instant de leurs vies.

Je disais un peu plus tôt que les autobiographies me plaisaient de moins en moins. Ce qui reste une vérité. Ici, je ne l’ai ressenti que dans les premières pages. Les personnalités sont complexes, les évènements inattendus parfois et l’on oublie vite tous les préjugés.

En fait, il en ressort beaucoup de force et de fragilité à la fois. Et je crois que c’est ce qui m’a finalement plu dans ce livre. Parce qu’il m’a plu, oui.

Vous l’avez lu ? Qu’est-ce que vous en avez pensé ? Si ce n’est pas le cas, vous avez lu d’autres titres ? J’ai hâte d’avoir vos retours !

Je vous laisse sur une chanson qui m’est venue à l’esprit en vous parlant de tout ça.

Bon week-end, les chatons. 

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