7.09.15

Ce week-end, j’ai pas eu le temps de lire.
Vous oui ? Veinards. Vous avez lu quoi ?

Ne pas avoir le temps de se poser réellement pour lire est une chose, mais reprendre son petit monde le temps de quelques pages entre deux trucs (super importants je vous laisse imaginer) à faire en est une autre.

FullSizeRender (14)

C’est comme ça que j’ai terminé Juste avant l’Oubli d’Alice Zeniter (non, non, j’suis pas sponso par Flammarion, j’ai juste eu quelques services de presse). Et en fait, en préparant mon post, j’allais vous dire que c’est celui qui m’a le moins plu jusqu’ici dans la rentrée littéraire mais finalement, j’ai adoré l’ambiance.

Ça se passe sur une petite île des Hébrides, une île vraiment paumée en fait, en Ecosse. Franck (infirmier névrosé) part rejoindre sa compagne, Emilie, en pleine thèse sur un auteur de polars, Galwin Donnell, dont elle est une incommensurable fan. Après huit ans de vie commune, tout se joue pendant ce séjour où vont se mêler étudiants, gardien de l’île (Jock) et éminents experts pour les Journées internationales de l’écrivain, sorte d’hommage posthume à l’homme dont on a jamais retrouvé le corps.

Toutes sortes d’hypothèses farfelues nous viennent lors de la lecture de ce roman, pourtant loin des critères du récit policier. L’atmosphère oppressante de l’île et les relations entre les personnages nous amènent pourtant à tout remettre en question. Somptueux mélange d’humour, d’intellect et de fiction.

« Franck était allongé dans l’herbe humide. Ce soir-là, il y avait tellement de brume que sa main disparaissait au bout de son bras. Il ne pouvait pas la voir. Elle était un nuage froid. »

« Quand il eut passé la porte, à sa grande surprise, Franck vit ce qu’on voyait dehors. La mer, partout, les vagues se brisant sur la côte, la houle couronnée de blanc, la ligne argentée de l’horizon. La maison était emplie des tableaux de la mère de Jock, comme des centaines de fenêtres qui, bien qu’elles soient orientées dans différentes directions, offraient toutes la même vue. L’intérieur de la maison était éclaboussé des bleus, des blancs et des gris qui jaillissaient des toiles. L’intérieur de la maison était la mer. C’était d’une beauté à couper le souffle. »

« Le bateau les enserrait, les englobait tous (…). Ils étaient prisonniers d’une proximité obligatoire, comme une famille au repas de Noël, comme des élèves pour une photo de classe. Pourtant ils ne partageaient rien, il n’y avait pas de moment commun. « 

Et ce dernier chapitre bouleversant.
Bonne lecture,

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s