4.08.16

                         Aloha mes petits loups !

      En cette rentrée littéraire, je suppose que vous avez commencé à vous jeter sur vos auteurs préférés, et cette année encore, avec presque 600 parutions, le choix est presque trop compliqué à faire (à moins que vous ayez le temps de tout lire, et même si tout n’est pas bon, grand bien vous en fasse!)

        Personnellement, j’ai jeté mon dévolu sur le nouveau Guenassia, dont j’ai été fan dès la parution de son premier roman, d’ailleurs primé par le Goncourt des lycéens à l’époque, Le Club des incorrigibles optimistes. La vie rêvée d’Ernesto G, son second roman, était aussi abouti et c’est tout naturellement que j’ai opté pour sa Valse des arbres et du ciel.

Capture d’écran 2016-09-04 à 18.18.31

    Honnêtement, je l’ai trouvé un peu court comparé aux précédents, pas moins documenté mais l’ambiance de l’époque y est peut-être moins retranscrite, moins développée. On passe quoi qu’il arrive un très bon moment, mais je n’y ai pas retrouvé l’urgence de tourner les pages qui m’avait prise auparavant.

        L’auteur nous conte une partie de l’histoire de Vincent Van Gogh par l’intermédiaire de Marguerite Gachet, son dernier amour. Jeune fille résolument décidée à faire ce qu’elle veut de sa vie dans une société patriarcale qui ne comprend pas son envie de faire de la peinture, de ne pas vouloir épouser la personne que son père a choisi pour elle.

« Vous en connaissez beaucoup, vous, des couples d’amour qui dure longtemps ? Alors, peu importe le temps qui nous sera donné, ce temps que nous aurons ensemble, nous serons heureux, et c’est cela l’important, non ? Au moins, je serai différente des autres femmes; quand je serais vieille, je n’aurai pas de regrets, je pourrai me dire : j’ai été une femme heureuse, j’ai aimé un homme qui m’a aimée aussi. Et puis, qui vous dit que je veux vivre avec vous toute ma vie ? Qu’est-ce que c’est que cette fadaise d’amour éternel ? Je ne veux pas me marier avec vous, je veux juste vivre avec vous. Dix mois, dix ans ? Moins, plus ? Comment savoir ce qu’on voudra demain. Pourquoi s’emprisonner ? On restera ensemble le temps qu’il nous plaira, ce qu’il faut c’est être heureux et rester libres de s’aimer. »

       Finalement, ce qui ressort de ce roman n’est pas tant le focus sur ce grand peintre qu’était Van Gogh, qu’une réflexion sur la place de la femme dans la société, et en définitive, la place qu’elle prend aujourd’hui. A-t’elle vraiment évolué fondamentalement?

« Je ne sais pas nager, et pourtant je vais me jeter à l’eau. Tant pis si je me noie. Ou tant mieux. Je n’ai pas d’autres solutions. À un moment, il faut admettre que la vie avance ou s’arrête, il n’y a rien de pire que de patauger dans le marigot de cette existence sans âme, et plutôt que de poursuivre un quotidien insipide, on doit prendre le risque de se lancer au-dessus du précipice. Quand l’air que vous respirez devient insupportable, que vous avez la conviction d’être enfermée vivante et qu’il n’existe pour vous ni échappatoire ni horizon, alors il faut un peu de courage, essayer de détruire les  murs qui vous emprisonnent et espérer que leur chute vous libérera. Quel que soit le prix à payer, il sera moins pénible que cette mort lente.  » 

       Sinon, je pense que je vais me laisser tenter sous peu par quelques autres titres que j’ai vu passer dans les nouveautés des deux dernières semaines. Notamment Petit pays de Gaël Faye, dont tout le monde parle ces derniers jours pour son majestueux premier roman, et d’ailleurs déjà primé du prix Fnac. Soyez imprudents, les enfants de Véronique Ovaldé sera aussi dans ma PàL, ainsi que le dernier Olaffsdottir, ou plutôt son premier enfin traduit en français, Le Rouge vif de la rhubarbe. Et on peut dire que je l’attends au tournant car ce sont ses romans qui m’ont tant donné envie de découvrir l’Islande. 14 Juillet d’Eric Vuillard me tente bien. Je pense que je passerai par la case Eric-Emmanuel Schmidt ainsi que Valentine Goby et Laurent Gaudé, avec respectivement L’Homme qui voyait à travers les visages, Un Paquebot dans les arbres et Ecoutez nos défaites.
J’ai également reçu les SP du dernier Yasmina Reza, Babylone, et du dernier Zoé Valdès, La Havane, mon amour.

Et puis, je crois qu’il faut se laisser tenter au gré des arrivages, et ne surtout pas se fier uniquement aux auteurs connus mais justement, se faire surprendre par un livre que l’on attendait pas au tournant.

                                                                    Bon dimanche, lisez !

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