23.04.17

Aloha mes petits loups, me revoilà.

Si tu n’as pas été voter, il te reste une heure. C’est dit.

Au cours de la semaine, j’ai plongé dans Americanah de Chimamanda Ngozi (paru chez Gallimard, dans la collection du Monde entier, mais que vous pouvez également trouver en Folio pour les petites bourses) qui, selon les rumeurs, sera prochainement adapté au cinéma. J’en avais entendu beaucoup de bien, et il m’intriguait.

Capture d_écran 2017-04-23 à 19.45.10

Americanah, c’est l’histoire d’Ifemelu, une jeune nigériane qui grandit dans la ville de Lagos entourée de ses parents qui peinent à joindre les deux bouts suite au licenciement du père. Tante Uju, la soeur de celui-ci, est également très présente dans la famille jusqu’au jour où, à la suite d’un incident, elle se voit déménager aux Etats-Unis. Partir en Amérique, c’est le principal sujet de conversations des amis d’Ifem au lycée. Qui a un visa? Qui ne peut pas en obtenir ? Alors, le jour où elle a l’opportunité de s’envoler étudier là-bas, elle ne prends en considération ni sa famille, ses amis, ni son amour naissant mais très solide avec le discret Obinze et fait sa valise.
Mais voilà qu’à peine arrivée sur place, elle se rend compte qu’elle est noire. Et c’est là qu’elle prend conscience que pour la plupart des américains, c’est sujet à controverse. C’est pourquoi elle démarre un blog, qu’elle appellera Raceteenth, en corrélation avec le mot Juneteenth, qui est la date du jour de l’abolition de l’esclavage au Texas et par là même, de l’émancipation des citoyens afro-américains aux Etats-Unis.

Americanah est un roman que j’ai littéralement adoré, dévoré, j’ai vécu dans la vie d’Ifemelu comme dans celle d’une amie proche. J’ai découvert une culture, un personnage bouleversant, je dirais même plusieurs car chacun a une personnalité bien affirmée et complexe, comme si l’auteur les avait côtoyés longtemps. Elle explore le Nigeria, les Etats-Unis et assez généralement l’Europe, afin de nous démontrer les problèmes sous-jacents de notre société actuellement. J’ai aimé le franc-parler de l’auteur, et j’adorerai le relire un de ces jours.

Je ne saurais que vivement vous le conseiller !

J’ai également lu dans la semaine le prochain Gavalda à paraître, que j’ai aimé. Globalement, ça reste du Gavalda, c’est agréable à lire, ses personnages sont bien ficelés.

Enfin, je viens d’entamer Les Mensonges de la mer du japonais Nahiki Kaho aux éditions Picquier. Je n’en ai lu que 70 pages donc je reviendrais dans le coin pour vous en chanter les louanges un peu plus longuement.

Et puis bon, je vous laisse sur un court passage que j’ai apprécié, comme souvent. Et il se trouve qu’il s’agit de la première page du volume en cours :

« Sur le flanc de la montagne montait une pleine lune automnale. Dans le ciel nocturne bleu outremer, elle éclaira un seul point d’une très légère lueur blanche, rendant encore plus sombres, depuis la crête jusqu’au pied, les contours de la montagne qui venait d’apparaître. L’extrême chaleur de la journée s’était estompée au point de ne sembler n’avoir été qu’un songe; hormis, de temps à autre, les cris lugubres de hérons bihoreaux qui envahissaient l’espace alentour, le silence était total. « 

Bonne lecture et à très vite,

Love.

 

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