20.06.17

Je ne vous ai pas oubliés !
Promis, j’ai juste pris le temps d’avaler quelques pages avant de revenir vous parler de mes préférées.

En tout premier lieu, je meurs d’envie de vous faire les louanges du Clan des Otori (oui oui, les trois premiers tomes) que l’on ne présente plus. Il y a de ça trois ou quatre ans, j’avais lu La Maison de l’arbre joueur de la même auteure, autrice, (?) – de Lian Hearn – que j’avais littéralement adoré, englouti, dévoré, rayez la mention inutile.

 

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Cet univers japonisant et féodal, dont les valeurs et les codes d’honneur régissent la vie sociale, est dépaysant et frais en même temps que brutal et acide. C’est ici la même poésie et le même monde qui se développe comme du velours au fil des lignes, avec un rythme suivant celui des saisons, des guerres et des trêves souvent courtes. On y découvre des personnages attachants de complexité, tiraillés qu’ils sont de par leurs obligations et souhaits futurs.

Tomasu vit à Mino, une ville tranquille dans laquelle sa famille coule des jours sans remous. Un soir cependant, le seigneur Iida, d’un clan ennemi, décime les habitants et met le feu aux bâtiments avant de s’en prendre à lui. Commence alors pour le jeune garçon une fuite dans laquelle il trouvera des responsabilités, des amis, l’amour, peut-être. Kaede, fille du seigneur Shirakawa vaincu autrefois, réside au château en tant qu’otage garantissant la trêve entre les diverses familles. Elle est maltraitée, mais n’en forge que plus de caractère. Elle ne sait pas qu’elle peut compter sur un soutien au sein des murs, mais les alliances sont parfois bien fragiles…

J’ai plongé sans retour et j’irai lire la suite sans aucun doute. J’imagine que bon nombre l’ont déjà lu, et ce serait un plaisir d’avoir vos avis !

Je reviens très vite avec le possible « roman de l’été » comme les médias commencent à le nommer (et c’est vrai qu’il est rafraichissant!), ainsi qu’avec un bon thriller à l’humour noir comme sait si bien le faire Carlos Salem.

Love,

 

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3.05.17

Bonsoir les lézards,

       Chose promise, chose due. Je reviens vous parler un peu des Mensonges de la mer du japonais Nahiki Kaho dont je vous avais laissé un court passage précédemment et que j’ai beaucoup apprécié pour sa douce poésie et sa sérénité. Le récit d’un jeune homme faisant le tour d’une île premièrement inconnue, et dont il a trouvé une vague analyse architecturale dans les dossiers d’un vieux professeur. S’étant mis en tête de terminer cette étude, il parcourt les bois et monts hantés des histoires traditionnelles des riverains. Le petit plus, la mise en parallèle avec la vision de l’île du petit dernier un demi-siècle par la suite.

Clairement, si vous recherchez un roman court et apaisant, je ne saurais que trop vous le conseiller.

          Je souhaitais m’arrêter un peu plus longuement sur le premier titre de Jean Hegland, paru originellement en 1996 et traduit récemment pour être publié par la maison Gallmeister. Dans la forêt a une couverture que l’on ne peut louper, et pour cause, je l’ai vu partout sur les réseaux sociaux depuis cet hiver. J’en avais globalement entendu beaucoup de bien et pourtant, certaines critiques semblaient affirmer que tout n’était pas bon à prendre.

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Le contexte est une Amérique somme toute contemporaine, dans laquelle évoluait Eva et Nell aux abord de leur majorité ainsi que leurs parents, dans tout ce que l’on peut qualifier de confortable (électricité, eau chaude, essence). Et ce jusqu’à ce que le courant soit interrompu quelques minutes par jour jusqu’à l’obscurité la plus totale. Tout vient à manquer, et voilà qu’il faut réapprendre à vivre sans ces petites choses qui font notre quotidien. Les deux adolescentes se retrouvent seules dans leur petite maison californienne rasant la forêt. Le courant reviendra d’un jour à l’autre, leur dit-on. Alors elles vivent chichement en attendant, alors qu’enfin l’évidence apparaît quelques mois après : les vivres se font de plus en plus rares et aucune lueur d’espoir- littéralement- à l’horizon. Des rumeurs circulent sur Boston, une fuite est considérée. Le tourbillon de la vie les entraînent et les voilà à devoir faire face par leurs propres moyens, dans tout ce que cela implique de disputes, de désespoir et de courage.

           Je n’aime pas venir ici pour vous parler de livres que je n’ai que moyennement, voire pas du tout, appréciés alors j’imagine que vous vous doutez que j’ai dévoré ce volume.

              J’ai pris ce livre comme une sorte de fable, nous appelant à revoir notre façon de vivre inconsciente, à nous rapprocher de ce qui fait l’être humain et sa survie primitive. J’avais lu des personnes dire que les deux jeunes filles étaient agaçantes, à se morfondre, à penser bêtement que la vie continuerait comme à son habitude après quelques temps. J’avoue que ça m’avait quelque peu refroidie. Mais j’imagine qu’il faut y trouver un parti empathique et se demander ce que nous ferions dans cette situation. Et effectivement, j’ai trouvé un courage grandiose à ces personnages englués de prime abord dans leurs mièvrerie adolescente, qui parviennent tant bien que mal à trouver leur petit bonheur dans une vie plus frugale.

J’espère vous avoir donné un tant soit peu envie d’y plonger afin de vous permettre de vous faire un avis, et ce serait assez cool de venir le partager par ici !

Love,

A très vite.